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Cession de droits : ce que vous vendez vraiment

Livrer un fichier n’est pas céder des droits. Comprendre la différence, et la facturer correctement.

Cession de droits : ce que vous vendez vraiment

C’est l’un des points les plus mal compris des métiers créatifs. Un client qui a payé une création pense souvent en être propriétaire sans limite. La réalité est plus nuancée, et cette nuance a une valeur commerciale.

Livraison ≠ cession

Remettre un fichier transfère un support, pas nécessairement le droit de l’exploiter comme on veut. Les droits d’exploitation se cèdent explicitement, par écrit, en précisant leur étendue.

Les quatre paramètres d’une cession

  • Les droits cédés : reproduction, représentation, adaptation, modification
  • L’étendue : quels supports, quels usages (web, print, publicité, produits dérivés)
  • Le territoire : local, national, mondial
  • La durée : quelques années ou toute la durée légale

Pourquoi ça change le prix

Un logo cédé pour un usage web local pendant trois ans et le même logo cédé pour une exploitation commerciale mondiale illimitée ne représentent pas la même valeur pour le client. Facturer le second au prix du premier, c’est offrir la partie la plus précieuse de votre travail.

La clause qui vous protège

« La cession des droits n’est effective qu’au paiement intégral du prix. » Une phrase, et un livrable non payé ne peut pas être exploité légalement. C’est un levier de recouvrement considérable.

Le droit moral

Dans beaucoup de pays, le lien entre l’auteur et son œuvre (paternité, respect de l’intégrité) ne se cède pas, même contre rémunération. Vous pouvez donc généralement continuer à revendiquer la paternité d’une création — pensez à négocier votre droit à la citer dans votre portfolio.

En résumé

Décrivez toujours l’étendue de la cession dans le devis. C’est à la fois une protection juridique et un levier de tarification que la plupart des indépendants n’utilisent pas.

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